• Deutsch (DE-CH-AT)
  • English (United Kingdom)
  • French (Fr)
Icon HotlineHotline: +49 6042 96370    Icon Text Ansicht: vergrößern | standard
  • Büdinger Tourismus und Marketing GmbH

Einstein à Büdingen

La matinée du dimanche 25 mai 1952 était censée être paisible et pluvieuse lorsque Madame Dagmar Reimers, qui était alors directrice de la bibliothèque dans le musée du château de Büdingen, fut appelée à la garde du château. Deux hommes anglophones auraient été là, et auraient aimé visiter le musée. D’après les notes de Madame Reimers, écrites en 1980, le plus âgé des deux hommes avait des cheveux blancs correctement coupés et portait un costume discret. Il déclarait avoir déjà écrit sur le curieux objet qu’était une ancienne machine à écrire américaine datant de 1886. Il montrait également un intérêt particulier pour des appareils de physique. Ayant fini la visite, Madame Reimers conseilla aux deux visiteurs qui affichaient une mine réjouie de déjeuner au restaurant « Zum Stern ».

Cependant, le chauffeur des deux invités, en les attendant, avait ébruité le fait qu’il s’agissait du célèbre physicien et d’un ami suisse ; Einstein qui tenait plus que tout à rester incognito. Lorsque le Prince Otto Friedrich d’Ysenburg l’apprit un peu plus tard lors du déjeuner, il fut comme électrisé et envoya un chauffeur au restaurant, afin de prier les deux messieurs de revenir au château. Le chauffeur ne les rencontra cependant pas au restaurant. Lorsque, deux jours plus tard, le journal local écrivit un petit article à ce propos, l’agence de presse allemande appela Madame Reimers, et lui pria de ne pas aller affabuler cette histoire au monde entier. En revanche, cette histoire déçut le directeur du musée du château, M. Karl Dielmann, qui envoya une lettre très polie au Professeur Albert Einstein, Université de Princeton, New Jersey, Etats-Unis, dans laquelle il écrivit :

« Très cher Professeur !
En tant que directeur du musée du château princier de Büdingen, je regrette profondément de ne pas avoir été présent dimanche dernier, lorsque vous êtes venu visiter la ville médiévale de Büdingen et son ancien château. Je suis également surpris que ma collègue Mme Reimers, directrice de la bibliothèque du château du Prince d’Ysenburg et Büdingen, vous ait transmis, très cher Professeur, de bonnes impressions du château de Büdingen et de ses trésors artistiques.
Afin d’approfondir de ces impressions, je me permets de vous remettre le guide de voyage que j’ai récemment publié concernant le château de Büdingen. Avec l’expression de ma considération distinguée !... »

La réponse ne se fit pas attendre. Une lettre courte, rédigée à la machine et datée du 20 juillet 1952 arriva un jour plus tard au 112 rue de Mercer avec le tampon de la poste de Princeton, New Jersey.

« Très cher M. Dielmann,
Votre lettre amicale ainsi que l’écriture pleine de goût m’ont fait repenser à votre ville idyllique. Une part du Moyen-Âge montrée par son côté attractif. Un grand merci pour cette gentillesse. Avec ma considération distinguée, Albert Einstein. »

Albert Einstein a donc apparemment  passé une bonne journée à Büdingen. La preuve de ceci, sa lettre, est, aujourd’hui encore, conservée en version originale dans les dossiers du musée du château. D’après les souvenirs du directeur du tribunal de la circonscription Erhard Karrer, autrefois lycéen et qui aidait lors des visites de la ville, un ancien camarade d’études d’Einstein vivait autrefois à Büdingen : le professeur certifié Joseph Neupärtl. Il vécut en dernier lieu dans la rue Friedreich-Fendt-Straße, et mourut en 1969. Une visite chez ce Joseph Neupärtl aurait donc pu être la raison de la présence d’Einstein et de son compagnon suisse à Büdingen.

Klaus-Peter Decker

JoomlaWatch Stats 1.2.9 by Matej Koval
Information teilen
Aktuelle Veranstaltungen

Büdinger Tourismus und Marketing GmbH | Marktplatz 9 | 63654 Büdingen | Email: info@buedingen-touristik.de | Tel.: 06042 /96370
Öffnungszeiten: Mo - Fr : 10 Uhr bis 17 Uhr / Sa & So : 10 Uhr bis 16 Uhr